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Patriarche & Co, sponsor de Karine Dubouchet.

Interviews, Melting pot, Resort 29/03/11 | 14:28

patriarche_sponsor_karine_dubouchet_varsKarine est une nana hors norme. 40 ans, mariée, deux enfants et dingue d’un sport complètement fou : le kilomètre lancé appelé aussi le speed one. Karine, c’est à 242 km/h qu’elle se sent bien. En 20 ans de pratique, elle est 9 fois vainqueur du mondial pro ski de vitesse et obtient 5 records du monde ! Mais pour Karine, la vie est un challenge, il faut toujours aller plus loin. Cette année, elle tente de nouveau le record du monde de vitesse à Vars du 12 au 16 avril, elle sera également présente à la finale de la coupe du monde du 8 au 11 avril à Vars et au championnat du monde du 17 au 21 à Verbiers en Suisse. C’est pourquoi, nous avons décidé de l’accompagner pour cette grande saison 2011. Rencontre.

Karine, avant de faire du speed one, tu pratiquais le ski alpin. Qu’est-ce qui t’a poussée à changer de discipline ?
Karine Dubouchet : Je n’étais plus assez forte en ski alpin pour espérer me battre sur le circuit international et mon sponsor de l’époque « Dynamic » m’a ouvert la porte du ski de vitesse en me proposant de tester cette discipline.

Tu t’es arrêtée pour vivre ta vie de famille, tu as accouché de deux petites filles et puis en 2006, tu apprends qu’une suédoise te vole ton record de quelques centièmes.
Alors tu as décidé de reprendre la compétition. Comment cela s’est-il passé ?
Comment as-tu récupéré le haut niveau ?
KD : Le goût de la compétition a été plus fort que tout, l’envie de me battre, d’aller au bout de mes capacités… Le retour a été dur car j’ai dû m’entraîner de nouveau très fort pour espérer revenir au plus haut niveau mais j’ai de la chance d’être bien entourée ! Toute ma famille, mon mari, mes parents, mes amis… me soutiennent à fond dans mes challenges.

Quel est ton meilleur souvenir ?
KD : Il y en a tellement ! Le plus fort restera tout de même mon titre de championne du monde en 2009 avec mes filles en bas de la piste, mon mari qui n’y croyait pas, mes parents qui sautaient de joie, les journalistes en pleurs… un vrai bonheur !

Quand as-tu remporté ton dernier record ?
KD : Mon dernier record date de 2002, avec 242.260 km/h !

Peux-tu nous expliquer comment tu vis une compétition ?
KD : Chaque compétition est différente à cause des pistes, des conditions météo… je les vis toutes à fond sans regret ! Je suis vraiment fière de ce beau parcours.

Quelles sont tes pensées au départ ?
KD : Au départ, je ne pense qu’à une chose : gagner pour moi, pour Lilou et Maëlie et pour tous ceux qui me soutiennent. J’essaie d’être sereine même si cela est difficile ! Je pars cette année avec cette philosophie, me faire plaisir avant tout car je n’ai plus rien à prouver !

La préparation psychologique est-elle plus dure que la préparation physique ?
KD : Lors d’une tentative de record et d’un championnat du monde, c’est vraiment difficile psychologiquement… je travaille cela en amont pour arriver au top le jour J !

Tu es la favorite du mondial, la fille à battre… C’est une place difficile à gérer ? C’est une fierté particulière pour toi ?
KD : Je suis vraiment fière de faire peur à toutes ces petites jeunes car elles savent très bien que je ne vais rien lâcher et cette année je me sens particulièrement puissante, sereine même si je reste extrêmement concentrée.

Ta carrière est d’une longévité exceptionnelle. Y-a-t-il cependant un moment en particulier qui reste pour toi comme un très mauvais souvenir ?
KD : Mon plus mauvais souvenir, c’était en 1997, lorsque j’ai perdu le record du monde. C’était épouvantable, la terre entière s’écroulait.

Comment arrives-tu à tout gérer ? Ta passion, ta famille, ton travail, ton statut d’équipe de France, ta vie de femme?
KD : C’est une vrai organisation pour moi car je dois gérer un max de choses entre le travail, les filles, l’entraînement, ma vie de femme… J’aimerais parfois n’avoir plus que l’entraînement et ma famille à gérer pour pouvoir tout faire à fond. Ma vie est cadrée à la minute près et rien ne doit en déborder !